Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:00

Second épisode de notre podcast.

Aujourd'hui, l'on revient sur Crash de David Cronenberg.

Un épisode plein de sous-entendus...

 

 

 

 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à laisser vos commentaires ici ou sur notre page facebook : http://www.facebook.com/TheInstantCritique

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 14:00
Il y a Les Enfants du paradis, Metropolis, Citizen Kane ou encore Casablanca. Il y a aussi tous les autres, des films du patrimoine cinématographique mondial, peu connus, mais délectables à tous égards. C'est tout l'objectif de cette nouvelle rubrique "Raretés" que de mettre en lumière des oeuvres qui mériteraient davantage de considération.
 
http://i664.photobucket.com/albums/vv9/francomac123/Travail%20en%20cours/Travail%20par%20album/Guitry-1952-La%20vie%20d_un%20honnete%20homme/vie_honnete_homme-01.jpgEcrit et réalisé en 1952 par Sacha GuitryLa Vie d'un honnête homme nous conte l'histoire d'Albert Ménard-Lacoste riche industriel, autoritaire et avare, qui ne supporte plus son existence bourgeoise aux côtés de sa femme, de leurs deux enfants et de leurs cinq domestiques. Il reçoit un jour la visite de son frère jumeau, Alain, qu'il n'a pas vu depuis 30 ans. Ce frère est tout le contraire de lui : pauvre, voyou mais bon vivant et généreux de sa personne. Le lendemain, le premier rend à son tour visite au second dans un hôtel bon marché. C'est là que le sympathique luron meurt d'une crise cardiaque sous les yeux du chef d'entreprise. C'est l'occasion rêvée pour celui-ci de repartir à zéro : il échange ses habits avec ceux de son jumeau, se fait passer pour mort et "devient" son frère.
 
C'est une variation extrêmement plaisante sur le thème du double et du changement d'identité. Ici, c'est une nouvelle identité morale qu'acquiert Albert en devenant son frère. En disparaissant du point de vue de son entourage, il va pouvoir devenir un autre homme plus en adéquation avec celui qu'il aurait voulu être.
 
http://filmsdefrance.com/img/La_vie_d_un_honnete_homme_01.jpgIl y a de nombreux moments savoureux, notamment celui où Albert assiste à ses propres funérailles (puisque tout le monde croit que c'est lui qui est mort). Il lui est permis de constater l'hypocrisie des siens qui très vite après le choc de sa disparition, s'intéressent à son argent et à son coffre dont les lingots écrasent une poignée de lettres de femmes, rares témoignages des écarts de conduite qu'il aura menés médiocrement. Si on le voit au début du film peloter les seins de l'une de ses domestiques, tout ceci est bien maigre comparé à la vie débridée qu'aura vécue son frère qu'il envie intensément.

L'argent est un élément fondamental du film. S'il a pris le soin de rédiger un codicille à son testament où il "s'auto-lègue" son empire et qu'il conserve le même niveau social, c'est avec le caractère de son frère mort qu'il va désormais gérer ses usines. Car le moyen pour Albert de s'affranchir de l'image que les autres ont de lui et qu'il a de lui-même, c'est d'incarner son frère dans le prolongement de sa vie. Il y a comme une fusion entre les jumeaux. A la tête de l'usine, Albert se libère de son avarice en doublant le salaire des ouvriers et en accédant aux revendications des syndicats. A la maison, il devient agréable tant et si bien qu'après une période de méfiance à l'égard de celui que tous prennent pour un saltimbanque, sa famille se met à l'apprécier au point de faire renaître des élans amoureux chez son épouse, à la libido endormie. C'est un film où les règles sont transgressées uniquement sur les apparences : Albert ne vole personne, c'est de sa propre usine dont il se fait l'héritier et sa femme croit tromper la mémoire de son défunt mari en désirant... son mari.

http://image.toutlecine.com/photos/v/i/e/vie-d-un-honnete-homme-1953-tou--01-g.jpg

Les films de Sacha Guitry pêchent bien souvent par la faiblesse de leur mise en scène. Le grand homme de théâtre était loin d'être un grand cinéaste et si l'on retient certains de ses films, c'est avant tout pour la qualité de l'écriture et des comédiens. On a droit à une réalisation fonctionnelle, où la caméra fixe se contente de filmer du théâtre. Dans le cas de  La Vie d'un honnête homme, certains éléments de la mise en scène sont dictés par le contournement des contraintes liées au choix de faire jouer le rôle des deux frères par le même acteur. A une époque où la technologie permettait difficilement de faire apparaître le même acteur dans le champ sans recourir à des procédés trop voyants comme le split-screen ou autres collages, Guitry abuse des champs contre-champs lors des dialogues entre les deux frères. Cela fonctionne plutôt bien dans la mesure où cela marque, certes de manière manichéenne, l'opposition à tous les points de vue des deux frères. A deux reprises, Guitry fait une allusion indirecte à cette difficulté de les faire apparaître tous deux à l'écran : l'industriel précise à l'autre qu'il ne prend pas la peine de le raccompagner puis plus tard, c'est le pauvre homme qui dit à son frère qu'il ne lui serre pas la main car il ne se sent pas bien. Pourtant, il s'agit bien de cinéma ici dans la mesure où Guitry s'est servi de l'art cinématographique pour raconter une histoire à laquelle le théâtre imposait ses limites. En effet, il aurait été impossible de jouer au théâtre ce double rôle avec le même acteur se donnant la réplique. C'est tout le génie d'un artiste qui exploite les possibilités offertes par les différents moyens de narration dont il dispose.
 
http://www.cinemotions.com/data/films/0092/12/2/photo-La-Vie-d-un-honnete-homme-1952-3.jpgMichel Simon incarne le double rôle des frères avec le talent qu'on lui connaît et même au-delà. Parmi les rôles secondaires et notamment les domestiques, on se délecte de voir les tout jeunes Claude Gensac et Louis de Funès plusieurs années avant qu'ils crèvent l'écran.
 
Le film est d'une richesse impressionnante. Comme souvent chez Guitry, la comédie se double d'une étude brillante des conventions sociales, des classes et de la manière de s'en affranchir. On pourrait aussi revenir sur la distinction en arrière-plan entre l'honnête homme et l'homme honnête... A nous de populariser ce film !
Partager cet article
Repost0
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 01:27

Voici nos premiers épisodes.

 L'idée est de vous proposer de prendre quelques minutes pour revenir sur un film méconnu ou oublié de tous.

 

Le premier est un pilote qui nous a servi de base.

Alors, certes Total Recall n'est pas vraiment un film méconnu mais revenir sur la version de Verhoeven quand le remake sort en ce moment en DVD/Blu-Ray nous paraissait intéressant.

 

 

 

 

Le second revient sur un petit bijou des eighties.

 Je préfère vous laisser la surprise.

 

 

 

 

N'hésitez pas à laisser vos commentaires ici ou directement sur Youtube.

Bon visionnage. 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:17

http://collider.com/wp-content/uploads/ten-arnold-schwarzenegger.jpgVoilà près de dix ans qu'il n'avait pas eu de vrai rôle. Rappelez-vous, Terminator 3 c'était en 2003.

Entre temps, il a été Gouvernator, a eu sa propre série d'animation et est venu cabotiner dans Expendables 1 et 2 aux cotés de son pote Stallone.

Pour ce géant autrichien, 2013 sonne comme un retour en grâce avec pas moins de trois films d'action au compteur.


On le verra tout d'abord dans The Last Stand prévu en France pour le 23 janvier. La démarche Eastwoodisée, les Rayban vissées sur les yeux et l'étoile de shérif épinglée sur la poitrine, il empêchera un baron de la drogue d'atteindre la frontière mexicaine en passant par sa ville.

Ensuite dans The Tomb qui sortira le 27 septembre aux USA, en compagnie de tonton Sly, il fomentera un plan d'évasion pour s'évader d'une prison de haute sécurité.

Enfin dans Ten actuellement en tournage, il campera un flic ripoux du nom de Breacher qui voit les membres de son équipe assassinés les uns après les autres après avoir volé un cartel mafieux.

Et ce n'est pas tout puisque trois autres films sont aussi actuellement en phase de pré-production, Unknown Soldier, Captive et Triplets, et qu'une rumeur court à Hollywood selon laquelle un « Legend of Conan » serait en pourparlers.

Bref, avec un planning aussi chargé, Arnold Schwarzenegger est définitivement BACK.
 
Podcast Instant CritiqueDevant tant de motivation, il nous fallait nous aussi réagir.
Suivant l'exemple de ce phoenix autrichien nous avons nous aussi décidé de renaître de nos cendres pour vous proposer un nouveau concept d'émission. Pas plus tard que ce mercredi 21 novembre, vous pourrez découvrir Instant Critique dans sa version podcast vidéo.
David et moi-même reviendrons pour vous faire découvrir des films oubliés ou méconnus du grand public. Tout ça enrobé dans un peu d'humour et condensé en quelques minutes.

Le blog n'est pas pour autant délaissé et les articles reprendront certainement d'ici peu.


En attendant, je vous donne donc rendez-vous mercredi pour la découverte de notre nouvelle émission.
Partager cet article
Repost0
16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:51

L’adaptation tant attendue des aventures de Tintin par le duo Spielberg/Jackson a enfin livré son premier épisode. Alors que le film semble déjà consommé, passé aux oubliettes, écrasé par un film intouchable, Instant Critique se propose de jeter un œil modestement analytique sur cette production inspirée de l’œuvre d’Hergé.
Attention, beaucoup d’éléments de l’intrigue sont ici dévoilés.

Le Secret de la Licorne est un formidable divertissement, un film d’action et d’aventures trépidant, excitant, dans lequel on s’abandonne avec plaisir. Les cascades et les scènes spectaculaires s’avèrent remarquables et surtout très lisibles, ce qui est de plus en plus rare dans le cinéma tonitruant.

Ceci étant dit, c’est une adaptation moyenne de la bande-dessinée d’Hergé tant les trouvailles scénaristiques, certes malignes, déconcertent le connaisseur, à force d’aller-retours entre les albums Secret de la Licorne/Crabe aux pinces d’or et de libertés prises avec certains personnages, éléments de l’histoire, situations, etc…

Le film commence bien avec un début fidèle au Secret de la Licorne où Tintin repère la réplique d’un bateau sur le marché d’une ville européenne où sévit un pickpocket pourchassé par les Dupont/d. Mais au bout de 15 minutes de film, Tintin se retrouve déjà à Moulinsart alors que ce château a une importance considérable dans l’œuvre et qu’il est ici introduit de façon banale, comme un lieu d’action lambda. Ensuite, lorsque Barnabé se fait descendre à la porte de Tintin, au lieu de désigner du doigt des moineaux sur le trottoir dans son dernier soupir en référence aux frères Loiseau, les véritables propriétaires de Moulinsart qui n’existent pas du tout dans le film, il montre des lettres dans un journal pour former le mot « Karaboudjan ». Direction : Le Crabe aux pinces d’Or ! La transition est ingénieuse mais assez frustrante pour un grand amateur de la bande-dessinée. D’autant plus que l’on sait bien que cela est fait à des fins de complaisance commerciale. Cela permet de présenter le personnage du capitaine Haddock pour un public américain qui ne connait déjà pas Tintin.

 


Par la suite, on a droit au mélange de deux scènes simultanées. L’action du Secret… où Haddock fait le récit des exploits de son ancêtre le Chevalier François de Hadoque se déroule ainsi dans le décor saharien du Crabe... Cette scène qui se produisait dans un appartement culminait par un coup d’épée dévastateur de Haddock dans le tableau représentant son aïeul au terme d’une dithyrambe pleine d’humour et de fureur. Là, en plein désert, on y croit moyennement.
On a également droit à des facilités Hollywoodiennes dans le choix de faire du personnage de Sakharine, le descendant de Rackham le Rouge ! Sachant que le capitaine Haddock, Archibald de son prénom, est le descendant du chevalier François de Hadoque, on voit vite les ficelles qui nous conduisent à une histoire rabâchée de vengeance et d’affrontement par-delà les siècles.

Même la fin totalement remaniée est une déception dans la mesure où le film met en scène l’épilogue de la BD de Rackham le Rouge. Le trésor est donc déjà trouvé et ce capharnaüm scénaristique laisse craindre que les scènes sous-marines espérées pour ce film nous soient proposées dans le suivant, avec à la clé pourquoi pas la découverte du sceptre d’Ottokar par 4 000 mètres de fond !

Au rayon épouvante, cela paraissait incroyable mais ils l’ont fait : le spectateur est bien gratifié des traditionnels rots chers aux blockbusters d’animation ! L’un de Milou et l’autre d’un Haddock tellement alcoolisé que son éructation dans le réservoir d’un avion au bord de la panne d’essence permet de relancer le moteur de l’appareil… Cela relève typiquement de l’humour ricain de très bas étage et n’appartient certainement pas au monde d’Hergé. Et si la BD comporte bien quelques « burp », ils posent la question de la manière d’adapter des onomatopées.

Quelques bonnes idées :

Heureusement, il y a tout de même quelques bonnes idées et curieusement, les meilleures se comptent dans ce qui relève de la pure invention. Elles ne proviennent d’aucun album mais pourraient s’y trouver tant elles respectent l’esprit de l’œuvre d’Hergé. Par exemple, si l’apparition de la Castafiore dans le désert du Crabe… chez Omar Ben Salaad semble incongrue et anachronique, cette trouvaille d’utiliser le chant de la diva pour faire éclater une vitre pare-balle afin d’y dérober ce qu’il y a derrière s’avère assez géniale. C’est le genre d’idée qu’aurait pu avoir Hergé.



Il y a une autre scène assez formidable après le crash de l’avion dans le désert. Tintin est éjecté de l’avion, couché sur la partie avant et manque de se faire décapiter par l’hélice encore tourbillonnante. Haddock le retient de toutes ses forces mais Tintin voit sa houpette légèrement taillée par l’hélice, comme un petit coup de ciseau. La houpette de Tintin n’est jamais mentionnée dans les albums. Jamais il n’y est fait allusion et hormis les fois où Tintin est dans l’eau, elle est toujours fièrement dressée. Pourtant, c’est un élément crucial de l’identité de Tintin. Son ombre seule suffit à identifier le personnage et elle est dans toutes les conversations des tintinophiles et tintinologues. Or dans cette scène, il manque de se la faire couper, voire de se faire décapiter, ce qui revient à peu près au même car sans sa houpette, Tintin n’est plus Tintin. C’est une forme de métonymie où la partie désigne le tout. Amputez la partie et le tout n’existe plus. Ce jeu sur cet élément symbolique du personnage est très intéressant. A noter que mon choix de mots tendancieux n’est pas innocent et fait référence à la polémique initiée par certains analystes qui se sont plu à pousser l’étude de l’œuvre littéraire jusqu’à la sexualité d’un Tintin qui s’incarnerait dans son environnement. Si l’on regarde dans cette direction, on peut s’interroger sur les intentions de satisfaire avec cette scène les ambigüités suggestives évoquées par ces études qui influencent nécessairement la lecture que l’on fait de l’œuvre. Ainsi, si l’on voit la mèche de Tintin comme un fétiche, le caractère érotique d’une scène dans laquelle Tintin voit sa mèche touchée, effleurée est évident. Mais quand ce fétiche frôle l’amputation, c’est à la fois la remise en question de sa virilité et la négation même du personnage. Tintin frôle la mort physique dans le film et la mort métaphorique dans notre réalité. Une belle façon de rendre hommage à toutes les fois où Tintin s’est retrouvé en danger de mort, jusque dans l’ultime case de l’album inachevé Tintin et l’Alph-Art. De là à parler d’une démarche volontaire de Spielberg et de son équipe…

Ainsi, malgré les regrets liés à un scénario aux allures de compilation, quoique astucieux dans son organisation, Le Secret de la licorne est la promesse d’un spectacle très sympathique et agréable. Visuellement le film tient la route et les comédiens incarnent honnêtement les différents personnages, bien que Haddock soit beaucoup moins amusant que dans la BD. Quoi qu’il en soit, c’est une invitation à découvrir plus abondamment l’univers d’Hergé et le film a le mérite de mettre en lumière une nouvelle fois cette œuvre à transmettre à travers les âges.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 15:09

A Instant Critique, nous aimons bien les anniversaires. En ce 16 octobre 2011, il en est un de marque qu’il convient de célébrer en grande pompe : les 20 ans de la sortie française de Terminator 2 au cinéma !

 

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/63/30/75/18908824.jpgŒuvre majeure d’anticipation, de science-fiction, formidable film d’action trépidant, sublime spectacle d’humains en quête de survie dans un cauchemar où l’Humanité se cherche dans les gravats d’un monde broyé par les machines. La survie d’une espèce humaine qui repose sur un seul être, John Connor, qu’il faut à tout prix protéger du T-1000. D’où la fuite permanente des personnages du film, la fuite en guise de combat.

 

On a rarement vu blockbuster aussi poignant, bouleversant à l’image de cette fin où le T-800 incarné par un Arnold Schwarzenegger immense laisse entrevoir une once d’humanité poindre sous sa carcasse de métal : « I know now why you cry, but this is something I can never do ». (Je comprends maintenant pourquoi vous pleurez mais c’est une chose que je ne pourrai jamais faire) avant de plonger dans un bain d’acier en fusion.

 

Le film reste aujourd’hui incroyablement moderne sur le plan visuel avec des effets spéciaux toujours aussi impressionnants. Il pourrait allègrement sortir mercredi prochain et créer l’événement. La mise en scène de James Cameron, les effets sonores, la musique, la beauté des images toutes de feu et de métal forment une œuvre extrêmement cohérente. De grands auteurs français comme Godard ou Resnais ont salué à l’époque la qualité de cette vision d’apocalypse.

  

http://blog.grovo.com/wp-content/uploads/2011/05/T1000Terminator_2.jpeg

 

Triomphe critique et public, le film reste à ce jour le plus gros succès de Schwarzenegger et marque les premiers records de Cameron avant Titanic et Avatar : premier film budgété à plus de 100 millions de dollars et 533 millions de recettes monde. A noter que le film a réalisé près de 6 millions d’entrées en France.

 

Un anniversaire à célébrer comme il se doit avec un petit visionnage dans tous les foyers français !

 

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 00:10

Lors de ce mois de septembre 2011, nous avons pu assister à un événement rare au sein du cinéma français.

Non content de "remaker" un de nos classiques, le bras de fer opposant UGC à Mars Distribution s'est soldé par la sortie de non pas un, mais de deux ré-adaptations du roman de La Guerre des Boutons.

L'occasion pour David et moi-même de comparer les deux films et d'en distinguer le vainqueur.

 

Si vous aussi vous avez eu la curiosité d'aller voir ce que cela donnait au cinéma, n'hésitez pas à nous laisser vos avis dans les commentaires.

 

 

La guerre des boutonsLa Nouvelle guerre des boutons

 

Dans le prochain numéro d'Instant Critique, nous en profiterons pour faire un bilan de cette mode des remakes. Nous parlerons aussi de franchises et de "reboot". Mais chut... Je ne vous ai rien dit ! 

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 22:37

Logo IC 01Et voilà, c'est la rentrée.
La reprise du travail pour nombre d'entre vous, des cours pour les autres et le début des choses sérieuses pour nous.

Voici donc notre premier numéro (après l'épisode pilote) de notre podcast audio. On voulait faire court mais on a quand même eu du mal. Et pour cause, le programme était chargé :

- Dans la première partie de l'émission, David et moi-même revenons sur la totalité des films que nous avons vus cet été. C'est donc pas moins de 21 bobines qui se retrouvent chroniquées dans cet épisode avec parfois des avis contraires.
- En conclusion, dans la seconde partie nous donnons  un top 3 de nos attentes pour la fin de l'année 2011.

Un épisode retrospectif donc. Assez léger et très informatif. L'occasion, pour vous, d'apprendre un peu à nous connaître et, pour nous, de prendre nos marques.

Une fois encore, n'hésitez pas à nous laisser vos commentaires, ils nous sont précieux

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 23:46

Ce mardi 16 août 2011 marque le 60è anniversaire de la disparition de Louis Jouvet. Aucune mention dans les médias, il nous incombe de réparer cet oubli.

Louis JouvetNé en 1887, Louis Jouvet se destinait à devenir pharmacien. Il sera finalement acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, et professeur au Conservatoire d’art dramatique. Regard perçant, présence vampirique, maîtrise d’une vaste palette d’expressions : c’était un véritable acteur dans la mesure où il pouvait tout jouer. S’il n’avait que peu d’estime à l’égard du cinéma, auquel il préférait le théâtre où il acquit cette diction si particulière, c’est bien la trentaine de films dans lesquels il a joué qui l’inscrivent aujourd’hui dans la postérité, pour peu que le spectateur lambda daigne s’intéresser à des œuvres du patrimoine cinématographique français antérieures à sa date de naissance…
 
Parmi ses rôles et films mémorables notons :
 
1937 – Drôle de drame de Marcel Carné où il lance le célèbre « Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre. » à un Michel Simon tremblotant. Pour rappel, les deux comédiens se détestaient copieusement.
1938 – L’Alibi de Pierre Chenal face à Eric Von Stroheim où il incarne un commissaire redoutable.
1938 – Entrée des artistes de Marc Allégret où il interprète le rôle d’un professeur au conservatoire, son propre rôle donc, dans un film qui fait office aujourd’hui de documentaire sur les méthodes d’enseignement de l’art dramatique, de même que sur la méthode Jouvet. Avec ses dialogues savoureux écrits par Henri Jeanson, le film donne à voir un Jouvet plus cassant que jamais, hilarant de sévérité avec ses élèves parmi lesquels on reconnaît un tout jeune Bernard Blier. C’est autre chose que le « bâchage » façon Nouvelle Star !
1938 – Hôtel du Nord de Marcel Carné. C’est dans ce film que Jouvet déclare à Arletty qu’il veut changer d’atmosphère, et la grande dame d’exploser dans une fameuse réplique qui laissa Jouvet bouche bée.

 

Hôtel du Nord


1939 – La Fin du jour de Julien Duvivier. Chef d’œuvre méconnu et trop rare dans lequel Louis Jouvet incarne un comédien mélancolique dans une maison de retraite pour vieux acteurs. Il retrouve Michel Simon pour l’occasion qui interprète un vieillard à seulement 44 ans ! Guerre des égos, regrets, rancœurs : une plongée dans un microcosme théâtral qui désacralise le métier de comédien tant la souffrance psychique semble permanente.
1946 – Un Revenant de Christian-Jaque. Dans ce film tourné à Lyon, Jouvet vient tourmenter d’anciennes relations qui l’ont laissé pour mort. Formidable.
1947 – Quai des Orfèvres, d’Henri-Georges Clouzot. Grand classique. Inspecteur de police, Jouvet enquête sur une affaire d’assassinat dans laquelle il soupçonne Bernard Blier.
1948 – Entre onze heures et minuit d’Henri Decoin. Sosie d’un truand assassiné, Jouvet, inspecteur de police se fait passer pour celui-ci en intégrant le milieu mafieux auquel il appartenait, malgré le peu d’informations dont il dispose.

KnockEt bien sûr Louis Jouvet créa et interpréta sur scène plus de 1 500 fois l’inoubliable rôle de l’inquiétant docteur Knock dont l’adage veut que « tous les bien portants sont des malades qui s’ignorent » ! Cette pièce de théâtre de Jules Romains fut adaptée à deux reprises au cinéma, en 1933 et en 1951, soit quelques mois avant la mort de Louis Jouvet, interprète principal des deux films.

Partager cet article
Repost0
3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:17

Cet été, plus que jamais, une avalanche de médiocrité s’est abattue dans les salles françaises. Des productions américaines lamentables faites par des créateurs peu inspirés ont monopolisé les écrans pour le plus grand bonheur d’un public facile et peu exigeant qui se laisse bercer dans une nullité désormais conventionnelle. Ainsi depuis mai, on aura eu droit à des suites (Kung Fu Panda 2, Very Bad Trip 2), des suites de suites (Fast and Furious 5, Transformers 3, Harry Potter 8, Pirates des Caraïbes 4, etc…), des comédies stupides (M. Popper et ses pingouins, Bad Teacher) et une ignominie : Les Schtroumpfs (en 3D bien sûr pour avoir tous les attributs de la grosse bouse).

 

Sick...

 

Pour rappel, un Schtroumpf, cela ressemble à ça :

 

Version Peyo

 

Pour rappel, le Schtroumpf vit à une époque indéfinie, possiblement le Moyen-âge et dans un lieu tenu secret. La simple idée de les faire débarquer à New York annonce l’indigence du produit. On voit bien la démarche qui consiste à s’approprier les personnages afin que l’américain moyen et surtout l’enfant américain moyen ne sachent surtout pas que les Schtroumpfs sont le fruit d’une création européenne. D’ailleurs c’est bien connu, en dehors des Etats-Unis, il n’existe rien ! Il est intéressant de noter qu’à l’heure où l’Amérique perd pied en tant que puissance économique et devra un jour céder sa place de leader à la Chine, elle conservera sans aucun doute sa capacité à s’imposer comme premier référent culturel mondial. En effet, on voit mal une industrie du divertissement (cinéma, séries télé, musique) se développer de manière suffisamment forte en Chine ou n’importe où ailleurs pouvant faire vaciller l’hégémonie culturelle américaine. Donc les Schtroumpfs déboulent à New York.

 

Brochette de Schtroumpfs

 

Pour rappel, Les Schtroumpfs, création génialissime de Peyo, c’est autre chose qu’une enfilade de gags crétins et vulgaires. Il y a même dans la plupart des albums un contenu politique et socio-analytique sidérant pour une œuvre destinée en priorité aux enfants. Ainsi du Schtroumpfissime, album numéro 2, l’un des meilleurs, dans lequel les Schtroumpfs, en l’absence du grand Schtroumpf élisent parmi eux un remplaçant dont l’ivresse du pouvoir va le conduire à imposer au village une dictature. Ainsi également de Schtroumpf vert et vert Schtroumpf (n°9) où les Schtroumpfs du Nord s’opposent violemment aux Schtroumpfs du Sud dans un village coupé en deux. Pas facile d’y voir à 8-10 ans, une métaphore de l’Allemagne d’avant 1989… De même, dans chaque album, on retrouve une étude des vices et des travers de l’homme avec un village servant de laboratoire de la psychologie. En confrontant les Schtroumpfs à toutes sortes de situations, Peyo montrait dans cette micro-société, les mécanismes des rapports humains, les phénomènes de masse, tout comme la variété de comportements individuels face à une même difficulté.


GargamelOn est donc loin des hurlements et des gags grossiers de ce film. Je n’ose imaginer le désastre cérébral pour un très jeune enfant qui découvre les Schtroumpfs par le biais de ce machin. Comment ne pas être déconcerté ensuite par la lecture de la véritable œuvre ? Profitant de la notoriété légitime de la bande-dessinée, ce film honteux a bien démarré aux Etats-Unis tout comme en France. Si les parents sont criminels d’emmener leurs enfants voir ça, les vrais coupables sont à pointer du côté des ayants droit pour avoir autorisé pareil carnage.

 

Peyo doit se retourner dans sa Schtroumpf.

Partager cet article
Repost0